Presentación

La música es la belleza de lo más primordial que anida en nosotros. En el latir del corazón se halla el ritmo. En la respiración, la melodía. Y en la relación con cuanto nos rodea, la armonía.

Baraka es una palabra de origen árabe que significa aliento vital, energía de Vida, gracia divina, y se refiere pues a lo más genuino que hay en nosotros, a lo más "original", y ésta es la razón por la que hemos denominado así a nuestro blog.

Cultivar la música en cualquiera de sus facetas (el estudio, la audición, la práctica o la reflexión) es un gran placer, que en absoluto está reñido con el cultivo de toda una serie de cualidades, como la paciencia, la memoria, la generosidad, la humildad, la fuerza, etc., quizás no muy en boga actualmente, pero sin las cuales no existe el músico verdadero, ni, en definitiva, el ser humano verdadero.

Y por último, decir que 'Baraka' no existiría de no haber entrado en contacto con el Institut d'Estudis Sufís de Barcelona, y a través de él, con la obra y el legado de exquisita sabiduría del poeta y místico persa Mawlânâ Yalâl al-Dîn Rûmî (1207-1273), el cual hizo de la música una vía privilegiada de conocimiento interior. Nuestro agradecimiento de corazón.

Sean pues muy bienvenidos a nuestro blog, en el que esperamos encuentren contenidos que puedan ser de su interés. Ésta al menos ha sido nuestra intención al compartirlos con ustedes.

Leili Castella
'Baraka, música con alma'

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dijous, 15 de febrer de 2018

Del poder de les paraules



I la tinta es fa fer aigua



Oh yes, I can still see Mrs. Oaky standing there..  reading 'The Oregon Trail' in fifth grade.  And if you were caught not paying attention you got your shoulders shook!


Page d’écriture

Jacques Prévert


Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize…
Répétez ! dit le maître
Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize.
Mais voilà l’oiseau-lyre
qui passe dans le ciel
l’enfant le voit
l’enfant l’entend
l’enfant l’appelle :
Sauve-moi
joue avec moi
oiseau !
Alors l’oiseau descend
et joue avec l’enfant
Deux et deux quatre.
Répétez ! dit le maître
et l’enfant joue
l’oiseau joue avec lui…
Quatre et quatre huit
huit et huit font seize
et seize et seize qu’est-ce qu’ils font ?
Ils ne font rien seize et seize
et surtout pas trente-deux
de toute façon
et ils s’en vont.
Et l’enfant a caché l’oiseau dans son pupitre
et tous les enfants
entendent la musique
et huit et huit à leur tour s’en vont
et quatre et quatre et deux et deux
à leur tour fichent le camp
et un et un ne font ni une ni deux
un à un s’en vont également.
Et l’oiseau-lyre joue
et l’enfant chante
et le professeur crie :
Quand vous aurez fini de faire le pitre !
Mais tous les autres enfants
écoutent la musique
et les murs de la classe
s’écroulent tranquillement.
Et les vitres redeviennent sable
l’encre redevient eau
les pupitres redeviennent arbres
la craie redevient falaise
le porte-plume redevient oiseau.


Jacques Prévert, Paroles, Éditions Gallimard, Paris, 1999, p. 146-147.