Presentación

La música es la belleza de lo más primordial que anida en nosotros. En el latir del corazón se halla el ritmo. En la respiración, la melodía. Y en la relación con cuanto nos rodea, la armonía.

Baraka es una palabra de origen árabe que significa aliento vital, energía de Vida, gracia divina, y se refiere pues a lo más genuino que hay en nosotros, a lo más "original", y ésta es la razón por la que hemos denominado así a nuestro blog.

Cultivar la música en cualquiera de sus facetas (el estudio, la audición, la práctica o la reflexión) es un gran placer, que en absoluto está reñido con el cultivo de toda una serie de cualidades, como la paciencia, la memoria, la generosidad, la humildad, la fuerza, etc., quizás no muy en boga actualmente, pero sin las cuales no existe el músico verdadero, ni, en definitiva, el ser humano verdadero.

Y por último, decir que 'Baraka' no existiría de no haber entrado en contacto con el Institut d'Estudis Sufís de Barcelona, y a través de él, con la obra y el legado de exquisita sabiduría del poeta y místico persa Mawlânâ Yalâl al-Dîn Rûmî (1207-1273), el cual hizo de la música una vía privilegiada de conocimiento interior. Nuestro agradecimiento de corazón.

Sean pues muy bienvenidos a nuestro blog, en el que esperamos encuentren contenidos que puedan ser de su interés. Ésta al menos ha sido nuestra intención al compartirlos con ustedes.

Leili Castella
'Baraka, música con alma'

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dilluns, 21 de març de 2016

Celebració de l'Any Nou persa


¡Nowrûz-tân pîrûz!
¡Sâl-é now mobârak!




  
Le vert printemps est venu, la miséricorde s’est répandue,
Le lys est devenu pareil au glaive bien trempé de ‘Alî.
Les parcelles de terre ont été fécondées par le ciel ;
Neuf mois sont passés ; c’est pourquoi celle qui était grosse est devenue agitée.
La fleur de grenadier s’est épanouie, le ruisseau ressemble à une cotte de mailles.
La campagne est fleurie de violettes, la montagne couverte de tulipes.
Le bourgeon a ouvert ses lèvres, c’est le moment du baiser.
Le cyprès a étendu ses bras, c’est le moment d’enlacer.
Quand la roseraie du ciel a vu le jardin du cœur,
Il s’est caché sous un nuage, il s’est humilié, confus.
L’épine pleurait, disant : « o toi qui caches les défauts des créatures ! »
Sa prière a été exaucée, elle a pris un visage de rose.
Le roi du printemps a ceint sa taille pour s’excuser.
Chaque arbre et chaque branche ont été couronnés par lui.
Chaque bout de bois a revêtu le faste d’une fête seigneuriale.
Si dans les mains de Moïse un bâton s’est transformé en serpent,
De nouveau les victimes de l’hiver ont ressuscité,
Afin que celui qui nie la Résurrection soit jugé indigne de créance,
Les Compagnons-de-la-caverne du jardin se sont réveillés de leur sommeil,
Puisque la grâce divine qui octroie l’Esprit est devenue Compagnon de la Caverne.
O vous qui êtes ressuscités » où étiez-vous pendant l’hiver ?
En ce lieu où, chaque soir, ces sens et cet esprit prennent leur essor.
En ce lieu où, chaque soir, se fixent le regard et l’attente.
La lune était un croissant, elle a cheminé dans cette direction,
Elle est devenue pleine, lumineuse, et a été le flambeau du royaume.
Les cinq sens apparents et les cinq autres cachés
Sont devenus boiteux et las, mais l’aube s’est enfuie comme un coursier rapide.
Tais-toi ; cesse de mesurer du vent,
Car par le vent des paroles le chemin de la vision est couvert de poussière.

Mowlânâ Rûmî (m. 1273)

Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî, Odes mystiques, traducció d' Eva de Vitray-Meyerovitch i Mohammad Mokri, Éditions du Seuil, Paris, 1973, pp. 336-337.